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Winry Searrs

C’était une nuit de pleine lune, j’avançais calmement dans l’obscurité du soir. Je portais une cape d’un noir sombre et je cachais mon visage avec ma capuche. Je regardais droit devant moi, tout doucement je marchais dans la rue de Godric’s Hollow. La maison des Potter ne devait pas ce trouver bien loin, je l’avais cherché sans répit jusqu’à que l’un de mes serviteurs les plus fidèles me révèle où elle était.

C’était il y a environ une semaine auparavant, j’avais réunis mes plus grands fidèles dans mon repère. L’un d’eux se nommait Peter Petigrow mais je le surnommais Queudever car c’était son surnom quand il appartenait à un groupe. Ce groupe, il l’avait quitté pour moi. Mais, il en faisait toujours partit en même temps, pour me révéler les moindres mouvements qu’ils faisaient pour se rebeller contre ma puissance.

Peter était venu me voir et m’avait dit :

_ Maître. Je sais où s’abrite les Potter.

Je me retournais vers lui, le regardant droit dans les yeux :

_ Où ça ?!

Mon fidèle serviteur baissa les yeux, je lui hurlais dessus :

_ Regarde moi dans les yeux Queudever !!! Je veux voir si tu dis la vérité !!!

Queudever releva la tête, il avait l’air de trembler de peur juste en voyant mon regard. Il bégaya :

_ Ils… Ils… Ils habiii… Ils habitent à… à… Godric’s Hollow…

Je le regardais droit dans les yeux, je le voyais baisser la tête de temps à autre mais jamais trop longtemps pour que je puisse toujours voir son regard. Il disait vrai. Je ne pris le temps de lui dire « Merci. », que je commençais à monter dans ma chambre. Je pris une carte de l’Angleterre, je regardais partout, cherchant sans répit Godric’s Hollow et quand je l’eus enfin trouvé, je calculai le nombre de kilomètre qu’il aurait fallut que je fasse pour y aller. J’entreprendrais ce chemin tout seul, je voulais tuer les Potter de mes propres mains et être le seul à connaitre la raison de leur mort.

C’est pour cela que cette nuit là, j’étais partie à Godric’s Hollow. Je marchais lentement, je murmurais tout doucement l’adresse des Potter avec un soupçon de sadisme dans ma voix. Arriver une fois devant la maison de ceux qui n’allaient pas tarder à tomber dans un profond sommeil. Je fis un sourire narquois, passant ma langue sur mes lèvres. Je fixais la porte droite devant tout en descends ma main lentement vers la poche de ma cape. Je sortis ma baguette faite avec une plume de phœnix, l’un des accessoires les plus puissants du monde de la magie. Je gardais ma baguette vers le bas et je commençais à avancer dans l’allée. Mes chaussures claquaient sur le chemin de pierres qui menait jusqu’à la porte. J’entendis la voix de ce qui devait être James Potter dire :

_ Tiens… J’entends quelqu’un arriver chez nous. Je vais lui ouvrir…

Une fois arrivé à un mètre de la porte, je vis James l’ouvrir et quand il me vit, il essaya de fermer la porte. Mais j’effectuai un sort avant qu’il n’eût le temps de réagir et la porte fût projeter dans la rue. J’avançais vers lui, le regardant droit dans les yeux. Il me fixait… Je sentais du courage en lui, car pas une seule fois il ne cligna des yeux ou détacha son regard du mien ne serait-ce qu’une seconde. Je m’approchais peu à peu vers ce sorcier qui allait bientôt rejoindre sa tombe. Il respira profondément, sa femme arriva avec son bébé dans les bras. Je vis Lily, je souris sadiquement en regardant leur fils. Harry… Harry Potter… Je ne savais pas encore qu’il allait devenir si célèbre. Je commençais à me diriger vers Lily, je voulais commencer par tuer leur fils, pour que ces deux sorciers me supplient à genoux et en pleurant de les épargner. James s’interposa entre sa femme et moi. Il fit signe à Lily de partir avec Harry et d’aller se cacher dans la maison, c’est ce qu’elle fit. Il me dit :

_ Tuez moi, si vous le désirez. Mais ne faites pas de mal à mon fils et à ma femme. Vous êtes le célèbre Voldemort…?!

Je lui souris poliment comme si c’était un de mes amis les plus intimes. Je susurrais entre mes lèvres un petit mot :

_ Oui…

Je commençais à vouloir rentrer dans l’habitation. Il sortit sa baguette et dit :

_ Je vous défi en duel Voldemort ! Si je gagne, vous irez droit à Askaban. Si je pers, vous m’aurez tué. Mais promettez-moi… Ne toucher pas à mon fils et à ma femme !

Je rigolais un instant. Le fait de voir cet homme tenir tant à sa famille et peu à sa vie. Cela lui donnait un courage immense, au moins il serait mort en honneur. Je lui répondis :

_ Vous le savez très bien Potter… Un mangemort ne respect jamais ses promesses ! Ceci dit, je vous tuerais quand même !!!

Avant qu’il n’eut le temps de me lancer un sort, je levis ma baguette par lui et lança le plus puissant sortilège qu’il exister jusqu’à ce jour. Le sortilège de mort :

_ Avada Kedavra !!!

Un éclair de lumière verte sortit de mon objet magique et frappa-en plein torse James. Le sorcier tomba en arrière, les yeux grands ouverts et les mains croisés sur son torse. Je m’approchais de lui et regarda deux secondes sa dépouille puis je rentrai dans la demeure. Je n’eus pas à chercher bien longtemps pour retrouver Lily et Harry, j’entendais Harry pleurer en haut. Je regardais vers le plafond une minute, j’essayais de localiser l’emplacement exact de la sang de bourbe et de son fils. Quand je vis enfin où ils étaient approximativement, je montai l’escalier. Arriver en haut, je me diriger vers l’endroit où je pensais qu’ils étaient. C’était la chambre de Lily et de James, du moins quand celui-ci était vivant. Je traversais le couloir tout doucement et je me dirigeais vers la chambre. Une fois devant la porte, je mis ma main sur la poignée pour l’ouvrir, mais la porte était déjà ouverte et elle grinça tout en s’ouvrant tout doucement. Derrière se tenait Lily qui tremblait de tout son être, elle était devant Harry. La sorcière avait sortit sa baguette prête à attaquer. Malgré ses frissons, la sang de bourbe avait quand même du courage car elle aussi ne détacha pas un fragment de seconde son regard du mien. Je souris, elle leva sa baguette vers moi pour dire un sort mais je fus plus rapide et lança un sortilège de défense, du moins pour moi :

_ Expelliarmus !!!

Sa baguette vola dans un coin de la pièce, elle se dépêcha pour aller la récupérer. Pendant ce temps, je levais ma baguette vers Harry pour lui donner sa mort. Cet enfant me souriait et rigolait. Un tout petit être innocent, mais je n’avais aucunes pitiés. Je dis une incantation dans ma tête, je pointais ma baguette sur le front d’Harry. Je commençais à faire un éclair sur son front mais un bout de mon âme se détacha de mon être. Lily qui croyait que je le tuais, ce qui était un peu le cas, se plaça entre lui et moi et se prit le sort en plein cœur. Mon sortilège se retourna aussi sur moi. Je souffrais et hurlais. Qu’est-ce-qui m’arrivait ?! Je sortis de la maison, mais je n’étais plus qu’un bout d’âme désincarné. Je me dirigeai vers un serpent et je commençais à l’incarner, j’avais finis à deux tiers mon travail. Il fallait que je tue Harry, mais pas sous cette forme. Je partis donc vers Londres à la recherche d’un autre corps à prendre en possession. Lily était surement morte, James était mort. Mais Harry Potter… Ce petit être sans défense était encore en vie. Je jetais un coup d’œil derrière moi, la maison c’était détruite. Ce qui c’était passer quand Lily quand elle s’était interposer entre moi et Harry avait dût produire une grande explosion. Avec un peu de chance Harry était mort, mais cela m’étonnerais sinon je n’aurais pas perdus mon corps. Je détournais mon regard de Godric’s Hollow pour viser qu’une seule destination… Le Chemin de Traverse…


Noémie

Le soir d'Halloween, à Godric's Hollow, il faisait assez froid pleuvait à torrent. Moi, je marchais sur les rues pavée de la ville. Quelques enfants étaient dehors pour demander des bonbons et me regardaient bizarrement avant de partir en courant chez eux, avec un visage de frayeurs. Les lampions c'étaient allumés. Je marchais toujours quand je pris une rue sombre sans lampions avec des arbres de tous côtés. Je vis une maison isolée au loin. Le sortilège de Fidelitas venait d'être rompu. Je souri. Et dire que ce pauvre Peter Pettigrow était tombé dans la gueule du loup et pour rester en vie, avait vendu l'âme de son meilleur ami au diable ! Je rigolai rien que d'y penser. J’arrivai alors devant la maison. Pas la fenêtre, je vis James Potter faire rire son fils avec des étincelles qui sortait de sa baguette. Lily Evans Potter, elle, était debout à les regarder avec un grand sourire. C'était humiliant. Et dire que son visage allait passer d'un thème à l'autre. J’essayai d'ouvrir la porte mais elle était fermée à clef. J’entendis alors les voix à l'intérieure.

- Lily ! Prends Harry et emmène-le à l'étage ! Je vais essayer de le retenir !

Pas la fenêtre, je vis la jeune femme prendre le petit et courir vers les escaliers tendit que le père se dirigea vers la porte... Sans prendre sa baguette. C'était tellement stupide ! Je pointa ma baguette vers la porte.

- Alohomora !

La porte s'ouvrit elle-même et James apparut devant moi. Il essaya de me prendre ma baguette mais en vain et tomba par terre en essayant de tirer dessus.

- Avada Kedavra !

Le corps s'immobilisa et le visage laissa paraître la peur. Je montai alors les escaliers lentement puisque je savais que ma proie ne pourrait plus s'enfuir ! Une porte se claqua et un bruit de serrure résonna. A quoi bon s'enfuir, si on sait que l'on ne peut pas y échapper ? J'essaya toutes les portes de l'étage et arriva devant une fermée à clef.

- Alohomora !

La porte s'ouvrit et laissa apparaître une jeune femme devant un landau et désespérante.

- Je ne veux que le bébé !

- Non pas Harry, je vous en supplie, non, s'il vous plait non pas Harry, pas Harry !!!...

J’essayai de la pousser mais elle ne voulu pas. Je répéta donc ma phrase.

- Je ne veux pas votre mort à vous mais à lui !

Je montra du doigt le bébé.

- Non pas Harry ! Je ferais tout ce que vous voudrais !

Alors je fût bien obliger de lui transmettre ma lois.

- Avada Kedavra !

Le corps tomba inerte sur le sol. Harry, lui, rigolait en croyant que j’étais son père et que sa mère allait se relever à la fin, comme une pièce de théâtre. Mais quand il vit mon visage, il se mit à pleurait et en même temps à me regarder comme s'il me défiait. Je pointa ma baguette vers son front.

- Avada Kedavra !

Et là, le noir !


Gaïa Snape

Lexique : Quelques noms qui se trouvent en anglais dans cette fic et leur traduction française :
Severus Snape => Severus Rogue
Neville Longbottom => Neville Londubat
Wormtail => Queudver.
Les autres sont les mêmes.


Lord Voldemort n'oublie jamais.

J'avais tout prévu. Le moindre petit battement de cils avait été prémédité avec le plus grand soin. J'avais même envisagé qu'ils puissent être absents. Ce qui n'était pas le cas. Alors, quelqu'un est-il capable de me renseigner sur ce qui vient de se produire ? Non, parce que, ça, ce n'était pas prévu, mais alors PAS DU TOUT ! Je me souviens très bien de tout ce que j'avais planifié avant de me déplacer - je ne me déplace jamais pour rien, merci bien, les autres sont là pour ça - et ceci, n'en faisait certainement pas parti ! Et comme je dis toujours à ces cucurbitacées incapables qui me servent de Mangemorts: ce que Lord Voldemort ne prévoit pas n'arrive pas. C'est donc totalement impossible que ce soit arrivé. CQFD. Seulement voilà, s'il est improbable - que dis-je, impossible ! - qu'une telle chose ait lieu, alors pourquoi ceci a l'air foutrement réel ? Je me déplace tel un fantôme, je vois comme un fantôme, j'ai la consistance d'un fantôme, je sens le fantôme et, Bon Dieu !, je respire même comme un fantôme ! Quoique, est-ce qu'un fantôme est censé respirer ? Je ne me souviens pas avoir jamais entendu qu'un fantôme avait le moindre souffle. Or, moi je respire, le souffle rauque et erratique qui s'échappe de ma gorge à intervalles irréguliers ne peut qu'être une respiration. Ce qui veut dire que je ne suis pas un fantôme ! Ce que je disais est donc vrai, ce que je ne prévois pas ne se produit pas. Je n'avais pas prévu de mourir et je ne suis pas mort, tout simplement ! Et pour ceux qui en douteraient encore, les mort ne respirent pas ! C'est donc parfait, à un petit détail près. Je n'avais pas prévu non plus de me retrouver dans cette forme immatérielle et que le sale gosse survive. Comment ça, quel gosse ? Vous étiez où jusqu'à maintenant ? Bon pour ceux qui viennent d'arriver en cours de route, je vais reprendre depuis le début.

Tout à commencé par une chaude nuit d'été il y a de cela un an, j'étais assis tranquillement dans mon fauteuil à caresser la tête de ma chère Nagini, quand les portes de mon sanctuaire se sont ouvertes avec fracas et que l'un de mes serviteurs est venu s'agenouiller devant moi. Il avait un regard alarmé et semblait à deux doigts de faire une crise d'apoplexie. N'étant pas magnanime de nature - après tout, je suis le Seigneur des Ténèbres, la magnana...magnani...bref, la clémence ne fait pas parti de mon vocabulaire - j'ai donc décidé de le torturer mentalement et physiquement. Je n'ai prononcé aucun mot et je me suis contenté de le fixer de mon regard de braise. Lorsque ce cornichon à enfin relevé les yeux vers moi, je lui ai lancé un dolori bien senti. N'oublions pas qu'il m'a dérangé pendant une intense activité, il le méritait amplement ! Une fois que sa voix se fut brisée d'avoir trop crié, j'ai retiré le sort et lui ai permis de parler.

-J'ai une nouvelle des plus inquiétantes à vous faire part, mon Maître ! me fit-il d'une voix rauque et grinçante.

-J'espère bien que tu ne me déranges pas pour me parler de tes expériences de potions sur des vierges albinos, Snape. Je ne suis pas d'humeur ! ais-je rétorqué, exaspéré.

Seulement je me rends compte maintenant que j'aurais préféré entendre parler de ses vierges albinos. Ce qu'il me dévoila par la suite, me fit l'effet d'une douche froide. Ainsi Dumbledore, ce vieux fou amoureux des moldus faisait passer des entretiens d'embauche à des pseudo-voyantes pour son poste vacant de professeur de Divination. Jusque là rien d'alarmant, me direz-vous. Seulement, il semblerait que l'une de ces folles est fait une prédiction. Sur moi, Lord Voldemort (et aussi sur une escalope mais le plus important c'est moi). Une prédiction qui...et bien prédisait ma mort. Moi, mort ! Impossible ! Lord Voldemort ne peut pas mourir, puisqu'il est la Mort ! Furieux, j'ai congédié le bidouilleur de potions et ai ordonné à mes sujets de me chercher les noms de tous les marmots devant naître à la fin du mois de juillet. Bien entendu comme je l'ai déjà dit, je suis entouré par des incapables, je n'ai donc appris le nom des enfants susceptibles de naître à la fin juillet qu'après leur naissance seulement. J'ai alors découvert les deux marmots dont les parents m'avaient défié par trois fois. Neville Longbottom et Harry Potter. Je me suis renseigné sur eux et j'ai découvert que si le premier était un sang pur, le deuxième était le fils d'une sang de bourbe ! J'ai tout de suite su qui serait le plus dangereux. Potter. N'étais-je pas moi-même un fils de sang de bourbe ? Attention ! Le premier de vous qui tente de le répéter, je l'avadakedavrise avant qu'il ait le temps de dire "Fourchelangue" ! Compris ? Hum, Potter, donc. Il me fallait mettre la main sur cette vermine et l'exterminer. Mon devoir après tout, c'est d'envoyer voler jusqu'en Enfer tous ceux qui ne sont pas de sang pur. Et il n'y a rien de plus simple ! Du moins je le croyais...Dumbledore était plus malin que je ne le pensais alors. Il avait mis les Potter sous Fidelitas. Mais je n'avais pas dit mon dernier mot ! J'étais Lord Voldemort tout de même, Le Mage Noir le plus Grand de tous les temps ! Il se trouve que j'avais pris la peine d'enrôler dans mes rangs ce répugnant Wormtail afin d'avoir un espion. Et ce fut lui qui fut choisi pour être le Gardien du Secret à ma plus grande satisfaction. Il me révéla tout naturellement où se trouvaient les Potter et je n'eus plus qu'à préparer mon plan machiavélique pour éliminer le cancrelat qui menaçait mes projets de pouvoir et de destruction. Il fut en place très vite et je décidai de faire preuve d'ironie. J'ai donc attendu le soir d'Halloween pour aller rendre une visite de courtoisie à mes chers amis. A savoir aujourd'hui. Mon plan était des plus simples : je devais transplaner à Godric's Hollow, me rendre devant la demeure des Potter, tuer tous ceux qui oseraient s'interposer entre le berceau et moi et éliminer le nourrisson. Un véritable jeu d'enfant que même Wormtail aurait pu exécuter...Enfin peut-être pas lui, plutôt Goyle...Non, pas lui non plus en fait, ni Crabbe d'ailleurs. Macnair, oui, Macnair, lui, aurait pu le faire, c'est un crétin fini mais lui aurait réussi. Bon cela aurait été un véritable carnage avec du sang partout et sans aucune classe mais il aurait réussi au moins. Peut-être aurais-je dû l'y envoyer à ma place ? Cela m'aurait évité de me retrouver ainsi. Non, mais regardez-moi ! Où est passé ma grandeur ? Ma classe ? Ma prestance ? Pfiout ! Plus rien ! Je veux mon regard de braise et mon rire cruel ! Vous allez me dire que je peux toujours rire, mais avouez que c'est tout de suite moins effrayant lorsque ça provient d'une espèce de brume blanchâtre qui s'envole involontairement à chaque coup de vent. Enfin, passons. Une fois la nuit tombée, je me suis bel et bien rendu à Godric's Hollow en transplanant. Jusque là tout s'était déroulé selon mon plan. Comment ça, c'est que le début ? Tu veux mourir ? Quoi ? Je ne peux plus tuer dans l'état dans lequel je suis ?...Ecoute-moi bien vermine, je suis Lord Voldemort, t'entends ? LORD VOLDEMORT ! Alors mets la en sourdine si tu ne veux pas subir mon courroux. Et crois-moi, même si je suis une brume tu n'en a pas envie, capiche ? Bon, donc. Je quittai le couvert des arbres et entrai dans le village. Je me trouvais là sur la place du village entouré par des gosses déguisés pour l'occasion de ce 31 Octobre. Vampires, Loup-garous, et autres créatures se côtoyaient gaiement. D'autres semblaient ne pas vraiment comprendre le thème d'Halloween puisqu'un lapin rose, une fée des bois et une princesse passèrent devant moi. Je fis une grimace avant d'entamer ma progression à travers le village afin de rejoindre le sentier qui menait à la maison des Potter. Un marmot déguisé en squelette s'arrêta à ma hauteur afin de me complimenter d'un :"T'es terrifiant, M'sieur !". Je le remerciai et lui assurai que lui aussi n'était pas mal et il rejoignit ses amis. La traversée du village s'avéra plus laborieuse que je ne l'avais pensé de prime abord avec tous ses enfants courant partout autour de moi. Certains restaient à une distance respectable tandis que d'autres tentaient de me toucher. De part et d'autre, ils me lançaient des "Waaah t'es tout pâle M'sieur, t'es malade ?"; "T'as des drôles d'yeux, M'sieur !"; "Pourquoi tu portes une robe, M'sieur ? C'est pour les filles les robes !" "Tas des bonbons, M'sieur ?". Sentant ma patience limitée atteindre les dites limites, je m'efforçai de les envoyer de l'autre côté du village, ce qu'ils firent lorsqu'ils me virent quitter la place. De toute évidence, leurs parents leur avaient interdit de sortir du village. Très bien, je me retrouvai donc seul. Le sentier était long et escarpé et je passai devant une maison avant d'atteindre celle des Potter. J'ouvris la grille de leur jardin qui grinça légèrement et traversai la cour. Je toquai à la porte et attendit que l'on m'ouvre. Mon "Des bonbons ou un sort ?" était prêt et ma baguette tout autant lorsque la porte s'ouvrit, mais le cri de Potter m'empêcha de placer ma réplique, ce qui eut le don de m'énerver. Je brandis ma baguette tandis qu'il sortait la sienne et il plongea sur le côté afin d'éviter mon premier sort. Il riposta d'un sortilège qui m'effleura. Après ce ne fut plus que sortilèges confondus qu'il serait inutile de citer. Très vite, sa respiration se fit laborieuse et il transpirait. J'étais fier d'être encore en forme malgré mon âge.

-Tes petits tours de passe-passe ne sont pas très efficaces. fis-je avec un rictus. Tu n'es qu'un orgueilleux qui se prend pour un Dieu et tu es un amateur, Potter !

Je sais, je fais des vers sans en avoir l'air, et le plus fort c'est que ça rime encore ! Ma réplique me fit rire méchamment et il grimaça significativement. Après quoi il lança un regard désespéré à une porte à sa droite. Il voulait probablement se replier. Même si sa fuite pouvait être amusante, il fallait que je me débarrasse de lui rapidement. Il reporta son attention sur son adversaire - moi, pour ceux qui seraient lents - et bondis littéralement - un vrai lapin, je vous assure - sur moi. Je l'évitai et lui collai un Avada Kedavra entre ses quatres yeux. Au passage, je n'ai jamais aimé les gens à lunettes. Le corps sans vie de James Potter tomba alors au sol comme une vulgaire poupée de chiffons dans un bruit mat. Exactement ce que je disais, un amateur. J'essuyai ma robe qui avait été malmené durant cette bataille et partais jeter un coup d'œil dans la pièce de droite avant de monter les escaliers. Rien, bien entendu. Une cuisine moldue des plus banales. J'entrai à nouveau dans le hall, jetant un regard rapide dans le salon - tout aussi moldu, de quoi se demander si j'étais bien chez des sorciers - et allai à l'étage. Trois portes me faisaient alors face. La première était une salle de bain comme je l'appris en ouvrant la porte. La seconde était la chambre des parents mais aucune trace de la mère et du marmot censé me défaire. En ouvrant la dernière porte, un sort siffla à mon oreille. D'un mouvement souple du poignet je désarmai l'importune. Cette dernière se jeta entre le berceau, où reposait le bambin, et moi en pleurant. Je m'avançai et la poussai de mon chemin, désarmée, elle n'était plus une menace. Elle s'effondra au sol avant de se relever vivement et de me pousser du plus fort qu'elle pouvait.

-Pousse-toi, folle ! lui ais-je dis.

-Pas Harry ! Tout mais pas Harry ! Prenez-moi à sa place mais laissez Harry ! Ayez pitié !

Pitié ? Lord Voldemort ne connaît pas la pitié ! J'ai ricané et levé ma baguette. Avada Kedavra. L'intense lumière verte ébloui l'enfant et la femme chuta tout comme son mari. Voilà qui était fait. Il n'y avait plus personne pour se mettre en travers de mon chemin. Il ne me restait donc plus que la petite tête brune qui me fixait de ses grands yeux verts à éliminer. Et je n'aurai plus d'obstacles à mon rêve d'immortalité et de grandeur. Hormis Dumbledore, mais Dumbledore c'est...C'est Dumbledore tout simplement. Ce vieux fou glucosé a le don de m'horripiler au plus haut point ! Avec ses lunettes en demi-lune et son regard pétillant et grave à la fois. Est-ce que j'ai dit que je détestais les gens à lunettes ? Et bien, je déteste aussi ceux qui aiment les sucreries et qui ont le regard d'un alcoolique illuminé. Comme cet ahuri de Dumbledore. Je sentais la colère monter et je décidai d'oublier Dumbledore le temps d'anéantir Harry Potter. Ce dernier me regardait l'air larmoyant et la couleur de ses yeux me fit penser à celle de l'Avada. J'eus un sourire cruel et levai ma baguette afin de lancer pour la troisième fois de la soirée le sortilège mortel.

-Adieu Harry Potter...Avada Kedavraaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !

Le sortilège toucha le front du gosse avant de ricocher d'une manière ou d'une autre et repartir dans l'autre sens. Je me le pris de plein fouet et la douleur fut insupportable. Des minutes, qui me paraissaient des heures, de douleur ininterrompue. Et quand finalement cela s'estompa, je me trouvais dans l'état dans lequel je suis maintenant. A l'état de brume devant le bébé qui continuait de me regarder, des larmes et du sang coulant le long de ses joues. Mais en chair et en os, lui. Sur son front, une petite cicatrice en forme d'éclair est le seul témoin du maléfice.

Alors je le demande encore une fois : quelqu'un est-il capable de me renseigner sur ce qui vient de se produire ? Je jette un coup d'œil au corps sans vie de la mère et une idée totalement folle m'assaille. Et si... ? Mais c'est improbable ! Pourtant c'est la seule explication possible. De l'ancienne magie. J'aurais dû le prévoir ! Maintenant que je suis comme ça, qu'est-ce que je peux faire ? Aller voir mes fidèles concombres et leur demander gentiment qu'ils trouvent un moyen de me rendre mon corps ? Aucune chance que j'aille les voir dans cet état. Seraient-ils même capable de me voir ? Pour ce que j'en sais, ce gosse y arrive mais il a aussi survécu au sortilège mortel alors que personne d'autre n'a jamais réussi. Ses yeux verts me suivent tandis que je m'éloigne. Le soleil entame sa lente progression dans le ciel et le bruit d'une moto que l'on gare se fait entendre. Quelqu'un est venu chercher mon antagoniste. Il nous faut partir. Oui nous. Vous aussi, vous qui avez suivi mon récit jusqu'à maintenant, venez avec moi. Où allons-nous ? Loin. Mais nous reviendrons. Ne vous inquiétez pas, je n'oublie pas. Lord Voldemort n'oublie jamais.

Harry James Potter, toi, ton nom, ta cicatrice et tes yeux couleur de Mort, je te garde en mémoire. Quand viendra le temps, je reviendrai plus fort et plus puissant que jamais et ton trépas sera inéluctable.

Fin


Evans Dablord

Alors que Queudver s’était rallié à moi, les Potter restaient toujours enfermés dans cette maudite maison, protégeant leur progéniture, censée me détruire. J’avais décidé que leur mort arriverait ce soir-là, à Halloween. Je m’étais donc posté dans un coin de la rue, à Godric’s Hollow, surveillant leur maison. Je restai une journée à cet endroit, puis, quand vint le soir, je m’avançai sans me presser vers le portail de la propriété. Je poussai la grille et je continuai mon chemin sans la refermer. Sortant ma baguette, je montai les marches du perron et je fis s’ouvrir la porte dans un grand éclat de lumière. Essayant de refermer le seul obstacle pouvant m’empêcher d’entrer, James Potter recula vers la cuisine. Il se trouvait sans baguette, désarmé. Pourtant, je ne fis preuve d’aucune compassion.  Je levai mon arme vers l’homme et, sans laisser apparaître la moindre sensibilité face à cet acte, je le tuai grâce au sortilège le plus redouté dans le monde magique. J’entendais déjà la respiration étouffée de la mère de ma cible. Un sourire au coin du visage, je montai les marches de l’escalier menant à l’étage. Calmement, sans m’inquiéter d’une possible disparition de la femme et de son enfant. S’ils s’enfuient, je les retrouverai, ça ne fait aucun doute. Lorsque j’arrivai devant le long couloir, je vis la barricade qu’avait dressée Lily Potter, le dernier rempart se dressant devant mon but. Je levai à nouveau ma baguette et je fis exploser l’amoncellement de meubles. Je me remis en marche. Quelques pas seulement me suffirent à arriver devant la porte me séparant des deux derniers Potter. Elle aussi, je la fis exploser. Lily se dressa alors sur mon passage, criant de toutes ses forces. Un jet de lumière verte suffit à la tuer, de la même manière qu’était mort son mari. Et puis je fus devant Harry. Celui qui aurait dû, d’après la prophétie, me tuer. Quelles bêtises, ces prophéties. Pourtant, je me trouvais devant lui. Je devais y croire pour tout faire pour qu’elle ne se réalise pas. Ma baguette resta un moment levée vers l’enfant. Ce n’était pas de l’hésitation. Je savourais cet instant. Je dominais tout le monde magique. Tout le monde Moldu. Et puis je me décidai. Je prononçai la formule la plus impardonnable et redoutée de toutes. Je vis une lumière verte sortir de ma baguette – une conséquence à laquelle je m’étais habitué depuis longtemps. Et, alors que je pensais devenir définitivement invincible, je sentis ma conscience s’échapper de mon corps, mes particules se diviser. Je sentis mon âme s’envoler dans le village, laissant là l’Elu de la prophétie.



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